Elle soutient que le développement économique collaboratif doit devenir un principe constitutionnel.
La Corporation d’employabilité et de développement économique communautaire (CEDEC) a comparu devant le comité de l’Assemblée nationale étudiant le projet de loi 1, la Loi constitutionnelle du Québec proposée. Alors que la législation était le sujet formel de la procédure, la présentation de CEDEC a abordé une question plus large :
Comment le Québec peut renforcer son avenir constitutionnel grâce à l’inclusion, la collaboration et la résilience économique?
Le message du CEDEC était clair et constructif. « Un Québec fort repose sur trois principes interconnectés :
- la reconnaissance et le soutien mutuel renforcent notre vivre-ensemble ;
- la collaboration renforce la cohésion économique et sociale ; et
- l’inclusion renforce l’avenir du Québec
CARACTÉRISTIQUES DE LA COMMUNAUTÉ ANGLOPHONE ET L’IMPORTANCE DE CELLES-CI
La CEDEC a rappelé aux membres de l’Assemblée que la communauté anglophone du Québec est une communauté linguistique minoritaire au sein du Québec qui parle la même langue que la majorité des Canadiens à l’extérieur de la province. Les Québécois anglophones forment une minorité, car ils vivent, ils travaillent et ils bâtissent leur vie au Québec. Ils comptent sur les mêmes services publics que les autres Québécois et ils contribuent quotidiennement à la vitalité économique et sociale de la province.
Assurer les droits des anglophones et la vitalité de leur communauté, y compris de ses institutions, relève donc de la protection constitutionnelle.
Dans ce contexte, la CEDEC a demandé à l’Assemblée nationale de créer un Comité sur la situation et l’avenir de la communauté anglophone du Québec chargé de :
- Examiner la reconnaissance et le statut de la communauté ;
- Définir les obligations du Québec envers sa vitalité ;
- Évaluer le projet de loi 1 à travers une perspective constitutionnelle inclusive.
QUÉBEC S’APPUIE SUR UNE SOLIDE FONDATION CONSTITUTIONNELLE
La CEDEC a également souligné que le Québec opère déjà dans un cadre constitutionnel robuste, ancré dans la Constitution canadienne, le fédéralisme coopératif et la reconnaissance par le Parlement que le Québec forme une nation au sein d’un Canada uni.
Ce cadre a permis au Québec de prendre des mesures importantes pour protéger la langue française, d’affirmer son autonomie et de développer un modèle social et économique distinct, tout en profitant des institutions communes, des marchés nationaux et des partenariats fédéraux-provinciaux.
LA DUALITÉ LINGUISTIQUE COMME AVANTAGE STRATÉGIQUE ET ÉCONOMIQUE
Un des principaux thèmes de la présentation de la CEDEC était que la dualité linguistique ne constitue pas un frein au développement économique ni à la vision constitutionnelle du Québec. Plutôt, il s’agit d’un avantage stratégique. Chaque jour, des Québécois anglophones et francophones travaillent côte à côte pour :
- Élargir l’accès au marché ;
- Soutenir l’entrepreneuriat ;
- Maintenir l’infrastructure de service ;
- Améliorer la participation au marché du travail ; et
- Renforcer la résilience régionale.
« Ces collaborations ne sont pas symboliques », a déclaré monsieur John Buck, le président-directeur général de la CEDEC. « Elles sont fondamentales pour la performance économique et la prospérité collective à travers le Québec. »
La CEDEC a exhorté les législateurs à reconnaître le développement économique collaboratif comme un principe clé dans l’élaboration de l’avenir constitutionnel du Québec.
LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE COLLABORATIF DOIT DEVENIR UN PRINCIPE CONSTITUTIONNEL
Dans l’environnement géopolitique et économique d’aujourd’hui, la CEDEC soutient que le développement économique ne peut plus être traité comme un simple domaine politique parmi tant d’autres. C’est devenu un impératif stratégique qui transcende les frontières constitutionnelles, institutionnelles et intergouvernementales.
Dans le cadre de ses recommandations, la CEDEC a proposé la création d’un Conseil consultatif sur le développement économique et du marché du travail de la communauté anglophone du Québec, relevant des ministres concernés. Le Conseil :
- Évaluerait les retombées économiques des décisions prises en vertu du projet de loi 1 ;
- Dispenserait des conseils sur les moyens d’atténuer les effets négatifs sur la communauté ; et
- Assurerait l’harmonisation aux principes de soutien fédéral en vertu de la Loi sur les langues officielles.
REGARDER VERS L’AVENIR
La CEDEC a conclu sa participation en réaffirmant un message simple, mais puissant : la reconnaissance renforce la cohésion sociale, la collaboration renforce l’économie et l’inclusion renforce l’avenir du Québec.
Alors que les audiences sur le projet de loi 1 se poursuivent, la CEDEC a indiqué qu’elle demeure résolue à travailler de manière constructive avec les législateurs pour aider à façonner un cadre constitutionnel qui reflète la diversité du Québec, qui soutient la résilience économique et qui renforce les fondements d’un Québec fort au sein d’un Canada fort.




